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  • Exemple d’analyse : Courtepaille

    Le logo Courtepaille, fixé depuis 1998, accorde un très large place au nom « Courtepaille » proprement dit qui apparaît en grosses lettres, et au mot « grill ».


    Au dessus des deux mots apparaît un tout petit toit jaune stylisée avec une cheminée, placé lui-même au dessus d’un motif de vague. On a renforcé la dissymétrie entre les deux cotés du toit, dont l’un parait beaucoup plus court que l’autre.

    Dans le logo actuel, le toit a perdu sa fonction couvrante et de
    rassemblement : il est devenu un simple « aide mémoire » d’une forme antérieure :

    • Autrefois le toit jouait bien sa fonction de protection, d’abri : il
      surplombait clairement le nom de marque, qui était entièrement protégé par le toit placé au-dessus…
    • Aujourd’hui le nom n’est plus protégé par le toit, dont les dimensions ont été considérablement réduites. Le nom occupe toute la place et le toit est devenu une simple casquette, un petit chapeau.

    Le petit triangle Courtepaille a fortement évolué : désormais il peut être aussi bien un toit qu’un chapeau.
    − La base du toit n’est plus rectiligne, mais ondulée, comme une vague, il évoque plus naturellement un chapeau que la base d’un toit rigide.
    − Dans cet esprit, le logo se rapproche du logo de Pizza hut, qui explicite clairement le rapport étroit qui existe entre le chapeau (hut en allemand) et la hutte (hut en anglais) qui sont tous les deux des abris qui protègent des intempéries.

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  • Exemple d’analyse : Vauban Humanis

    Le nom Vauban et Humanis

    1. Vauban :
    • On remarque d’abord des valeurs de force, de résistance, de solidité : les forteresses édifiées par Vauban sont des citadelles de défense imprenables, des carapaces, édifiées pour résister à l’attaque de canons.
    • Vauban est également un ingénieur, qui fait référence à un savoir faire technique, de calcul, de gestion.
    • Vauban est un nom propre connu, il évoque le passé, la tradition, l’entourage de Louis XIV, l’ancien régime et l’histoire de France . Vauban se présente comme une marque séculaire, au lourd passé.
    • En tant qu’ingénieur militaire, Vauban se rattache aussi à l’institution politique, à l’état, à la France : il encode à la fois des valeurs de francité et d’institution étatique.

    Cette idée de force, de résistance contre des assauts, des sièges, des pressions, des attaques, construit une dimension très rassurante et très positive pour la marque.

     La fortification n’est pas emportée par un coup de vent, un mouvement, il y a un enracinement inamovible, qui résiste aux forces adverses. Elle se démarque fortement des idées de légèreté, voire de vulnérabilité que l’on trouve dans certaines formes du logo Humanis, avec le motif de la feuille, légère et fragile.

    Cette configuration paraît particulièrement adaptée aux valeurs du métier de la protection sociale, où il s’agit justement de protéger, de défendre, de garantir et d’abriter.

    Elle peut cependant, par excès, encoder le coffre-fort, la crypte, le bunker, le cachot bancaire un peu éloigné de l’univers des métiers.

    2. Humanis

    Le nom Humanis connote plusieurs éléments :

    • C’est un mot latin, ou quasi latin : contrairement à Vauban, il n’insiste pas sur le patrimoine français ou la francité, il évolue déjà dans un contexte plus international, peut-être celui de la culture humaniste latiniste européenne classique qui s’est développée au XVIème siècle.
    • L’humain : Humanis évoque immédiatement l’humanité, et si on se contente de lire le mot, sans le prononcer, l’un peut passer pour l’autre car il suffit d’interchanger deux lettres : HUMAINS / HUMANIS. Pour que le nom de marque existe, il faut déjà le prononcer, car sans cela il pourrait passer pour un mot de la langue courante. Morphologiquement, le mot se signifie rien, il n’existe pas dans la langue française. Il se rapproche de humanisme, Humaniser, Humanise dont il pourrait être la racine commune. Dans ce cas, il porte une philosophie qui est « favorable à l’homme ». Toutes les philosophies humanistes ont en commun de considérer l’homme comme la valeur suprême.
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  • La dynamique audiovisuelle des marques

    Le dogme de l’intouchabilité du logo

    On dit souvent que le logo d’une marque ne doit pas être modifié. On estime qu’il doit durer près d’une décennie et on juge maladroits ses changements fréquents, reflets d’une incertitude ou d’une instabilité de la marque. Ce postulat et ce tabou reposent sur trois ordres de considération.

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