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  • Le fonctionnement de la publicité instream et en particulier en pré-roll

    Voici un article sur la question de la vidéo in stream et plus précisément sur l’acceptabilité de la publicité vidéo pré-roll. Les dispositifs d’intégration de la publicité instream aux USA prennent tout à fait compte les points soulevés ci-dessous.

    La diffusion de vidéo en pré-roll paraît d’un côté relativement contradictoire avec la logique de contrôle d’Internet :

    –       L’Internet ne contrôle pas la publicité

    –       Il est rivé à la publicité dans un tunnel temporel qui ressemble à la logique TV

    –       Il peut penser s’être trompé en voyant s’afficher une vidéo publicitaire à laquelle il ne s’attendait pas

    De fait, la diffusion de vidéo en pré-roll ou introductive suscite des réactions de rejet parfois très virulentes : on attendais une info, un contenu, et à la place on obtient une publicité.

    L’essentiel consiste à respecter le sentiment de contrôle de l’internaute, et de ne pas suggérer qu’on puisse rompre ou piéger l’internaute.

    Le propre de la pub est qu’elle n’est jamais demandée : personne ne désire spontanément s’exposer à la publicité strictement commerciale. Le contrat implicite consiste à racheter la publicité, à la rendre acceptable, par diverses stratégies.

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  • La publicité sur Internet : analyse sémiologique des formes d’intrusion et des moyens de se racheter

    Voici une analyse sémiologique, qui date de début 2007 et qui reste largement valable. Ce travail, mené avec Raphaël Lellouche, décortique les difficultés de la publicité display à trouver sa place. Il nous a aidé à prendre conscience que la communication via internet devait passer par des contenus intéressants, riches et autonomes. Quelques mois plus tard, nous avons donc sauté sur l’opportunité d’étudier le « brand content », qui constituait une réponse aux questions soulevées ci-dessous.

    La brève histoire de la publicité online montre la diversité des formats déjà utilisés pour communiquer sur les marques : les bannières, les carrés, les rectangles, les pops ups, les bandeaux interactifs, etc.

    Tous ces formats, qui correspondent à une première étape de la publicité online, obéissent à un même présupposé : la publicité revêt un caractère secondaire et marginal par rapport au contenu désiré, et doit se « contenter » de formats qui se logent dans la périphérie et les interstices des pages.

    Les formes géométriques sont en quelque sorte définies par défaut, négativement par rapport à la mise en page et l’occupation des contenus sur les sites, qui laissent des espaces disponibles pour des contenus subalternes.

    La publicité occupe des cases, des marges, des zones laissées vacantes par rapport au contenu central de la page qui occupe la place de choix.

    Comme la publicité est reléguée dans les marges, la problématique de l’annonceur est d’attirer l’attention de l’internaute concentré sur le lieu de la page qui l’intéresse, et ce pour quoi il est venu.

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  • L’espace internet : un espace à la fois écran et rouleau

    Le mot « page » que l’on utilise communément pour parler des sites et des contenus diffusés sur Internet est une catégorie forgée par un autre média que le net.

    On utilise pour parler des « pages Internet » une catégorie qui appartient au livre, au codex, composé de pages qu’on feuillette, qu’on tourne l’une après l’autre. Or le codex est lui même un format historiquement déterminé, qui a succédé au volumen (le « rouleau »), dans lequel on « déroule » un rouleau continu.

    Ce à quoi on a affaire avec Internet, ce n’est justement pas une page, mais à la fois

    –       Un écran, dont le contenu est évolutif, dynamique, et actualisé. Certains sites font effectivement coïncider l’espace de l’écran à l’espace d’une page, c’est-à-dire que l’on peut observer d’un seul coup d’œil, directement sur l’écran, la totalité de ce qui est présent sur le situs du réseau que l’on consulte.

    D’autres sites explicitent cet écart entre la page et l’écran, en faisant « dépasser » l’espace de la page de celui de l’écran : il faut actionner le scroller pour faire défiler les contenus, comme dans l’ancien système du volumen avant l’apparition du codex.

     

    –       Un rouleau. Lorsque la page n’est pas comprise dans l’espace de l’écran, et qu’il faut faire défiler le scroller pour visualiser le bas de la page, la page Internet se présente plutôt comme un rouleau. L’internaute revient au modèle du « volumen » employé en Grèce antique, qu’il faut dérouler pour pouvoir lire.

    Cette distinction essentielle entre l’écran et la page permettra d’observer des tensions qui sont autant de potentialités créatives sur le média entre :–       Les sites qui choisissent de faire coïncider l’écran et la page.

    –       Les sites qui jouent des distorsions et d’un hiatus entre la page et l’écran, invitant les internautes à scroller, ou faisant intervenir mais aussi comme on le verra en se servant de l’espace situé « entre » la page et l’écran pour créer des animations.

     

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  • L’espace internet : un espace fragmenté qui permet d’associer video + image fixe

    Le média Internet se décrit volontiers comme un espace, et même comme un espace profond, alors qu’en réalité il correspond plutôt à un système de modules, infiniment fragmenté et parcellarisé en des millions de fenêtres (windowing), et de zones emboîtées ou enchâssées les unes dans les autres. L’analyse est illustrée par des exemples de début 2007.

    Internet renouvelle le rapport traditionnel de lecture en ce qu’il substitue un espace continu et linéaire un univers infiniment discontinu et fragmenté.

    Cette modularité se manifeste de deux façons :

    –       Soit par enchâssement de fenêtres en profondeur

    –       Soit par étalage et dispatching de zones réparties sur la page, et qui apparaissent comme des cases, des bulles, des fenêtres, des phylactères, dont les frontières peuvent être floues.

     

    L’étalage de plusieurs zones sur une même page peut à son tour obéir à plusieurs règles :

    –       Soit par le découpage de la page/écran en zones bien délimitées, dans des cadres. Des blocs de textes sont isolés, et chapeautés par des titres de fenêtres ad hoc.

    –       Soit par la mise en avant sur la page d’objets qui transforment l’apparence de la souris et se signalent ainsi comme autant de points remarquables.

    Ces modules différents peuvent appartenir à des registres sémiotiques différents : un texte à coté d’une image, ou d’une vidéo, ou d’une barre de défilement d’un contenu audio. Certains de ces modules peuvent être activables et réagir au roll over, d’autres peuvent rester inertes.

    C’est dans ce sens qu’Internet est proprement multimédia, et tranche avec d’autres support presse ou TV dont les contenus diffusés sont homogènes entre eux.

     

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  • L’espace internet : un espace à feuilleter et un média de réserve

    Nous continuons l'analyse sémiologique de l'espace internet (réalisée début 2007) en étudiant comme internet fonctionne comme un média de réserve

    Internet se présente à l’internaute comme un double espace, ou un espace à plusieurs « couches » :

    -       Le premier espace est un espace explorable et clos, c’est l’espace de la page web, qui s’affiche sur l’écran.

    -       Le second espace est espace illimité, c’est l’espace du réseau. Il se tient « en réserve », en « arrière plan » du premier espace, et s’appréhende comme un « monde », qui n’est pas un territoire défini dont on pourrait assigner les limites. Il est impossible de disposer d’une représentation a priori ni de son contenu, ni de son étendue, ni de sa structure.

    La page Internet n’est donc pas seulement une surface bosselée et sensible, elle est la partie visible d’un iceberg de contenus emboîtés, enchâssés, superposés. Internet répond à une structure feuilletée, à un espace multi-couches où des pages se superposent les unes aux autres et peuvent être appelées à venir s’afficher en premier plan par l’internaute, via l’exploration sensible et le clic sur surface actualisée

    Une des spécificités d’Internet est d’être un média dont la majorité des contenus reste « en latence », « en réserve », à l’arrière-plan du premier espace disponible sous les yeux.

    L’écran sert donc d’interface entre plusieurs espaces, celui illimité et indéfiniment ramifié du réseau, et celui de la page.

    Le réseau

     

    La page web 

    Une profondeur

     

    Une surface

    Imaginaire de « l’entrée dans »

     

    Imaginaire du « rouleau » à scroller

    La navigation

     

    La visite


    D        L’imaginaire de « l’entrée dans »

    La page web est la partie visible d’un réseau qui semble se tenir «  derrière » la page et dans lequel on peut « entrer » grâce à un système de renvois, de liens hypertextes, d’onglets, etc.

    Les barres de menu  et les onglets sont les signes qui fonctionnent comme des indices de la profondeur : ils donnent à l’avance les différentes pièces constitutives de l’architecture intérieure du site lorsque l’on va pénétrer à l’intérieur du site.

    Sur Internet, les menus et les listes ne sont pas de simples listes récapitulatives inertes, comme une liste de course, mais ce sont des options, des commandes que l’on peut activer pour un parcours dans le « possible ».  Elles sont réactives, et l’on peut choisir tel ou tel terme listé, pour accéder à une autre page.

    Ce sont des indices, sur la surface de la page d’accueil, qu’il existe une profondeur spatiale, qui évoque un imaginaire de « l’entrée dans » l’espace du possible.

    Internet réalise finalement un tour de force de susciter un imaginaire de la profondeur — l’espace feuilleté — alors que l’on reste bien sûr toujours uniquement sur un écran plat. C’est pourquoi le site est « imaginarisé » comme un seuil, une voie d’accès, un « portail » d’entrée. On imagine comme espace quelque chose qui n’est pas un espace, et l’on utilise des termes architecturaux tridimensionnels pour désigner quelque chose qui n’est qu’un plan, le plan de la page-écran.

    Le format Internet fait bien éclater le format de la page traditionnelle de type imprimée, qui n’est qu’une simple surface, en faisant naître l’idée d’une profondeur à explorer, et apporte une troisième dimension dans la relation au média.

    Cette logique de l’enchâssement et de l’emboîtement renforce le sentiment d’une exploration infinie : plus on entre dans les fenêtres, plus on a de possibilités nouvelles à explorer, des embranchements nouveaux à visiter.

     

     

  • Analyse sémiologique de l’espace internet : un espace sensible qui suscite une exploration tactile

    Nous allons diffuser progressivement une série d’analyses sur l’espace internet et sur la publicité online. Ces travaux ont été réalisés avec Raphaël Lellouche début 2007 et restent totalement inédits. Nous commençons par une première dimension de l’espace internet comme espace sensible qui impose un mode de consultation à la fois optique et haptique.

    Avant toutes choses, il faut s’attacher même brièvement à la spécificité du média Internet, indépendamment de toute problématique publicitaire et/ou vidéo. Le média Internet impose un mode très particulier de consultation, par rapport à des supports comme le livre, le film, la musique.

    Avec Internet, l’exploration d’un site n’est pas seulement le fait de l’internaute situé en face de l’écran, qui regarde « avec ses yeux », mais aussi le fait d’un représentant de l’internaute sur l’écran (petite flèche, curseur, ou main), dont on peut guider le mouvement à l’aide de la souris.

    La navigation passe par la médiation d’un espèce de délégué virtuel de l’internaute, qui est son incarnation sur l’écran, et qui prend la forme d’un curseur, flèche ou main, en fonction des zones sur laquelle il roule (roll over) sur la page.

    Le parcours de ce délégué se fait par exploration sensible de la surface de l’écran. L’œil se comporte à la fois comme un regard coordonné mais aussi comme une main qui « tâte, palpe et touche » la surface de la page. Si bien que la première modalité de l’interaction de l’internaute avec une page web n’est pas seulement visuelle et cognitive, mais quasi tactile et haptique (VS optique).

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  • De la communication performative à la théorie de la performativité : Austin, Searle, Butler

    De la communication performative à la théorie de la performativité : Austin, Searle, Butler

    Pour comprendre la notion de performativité appliquée aux marques, il est nécessaire de revenir à son histoire intellectuelle. Ce concept ne naît pas dans les sciences de gestion ou le marketing, mais dans la philosophie du langage avant d’être progressivement étendu à l’ensemble des phénomènes sociaux puis à la construction de l’identité.

    L’intérêt de ce détour théorique est qu’il permet de comprendre pourquoi la marque ne peut plus être pensée comme un simple signe ou un simple outil de communication. Dans une perspective performative, la marque participe à la fabrication de réalités sociales et identitaires.

    Austin : quand parler, c’est agir

    La notion de performativité apparaît dans les travaux du philosophe britannique John Austin, notamment dans son ouvrage How to Do Things with Words (1955), traduit en français sous le titre Quand dire, c’est faire.

    Austin remet en cause une conception traditionnelle du langage selon laquelle les mots serviraient essentiellement à décrire le monde. Selon lui, certains énoncés accomplissent une action au moment même où ils sont prononcés.

    Lorsqu’un maire déclare :

    « Je vous déclare mari et femme »

    il ne décrit pas un mariage déjà existant. Il produit le mariage par l’acte même de parole.

    De même, lorsqu’un juge annonce :

    « La séance est ouverte »

    la séance n’est pas ouverte avant la déclaration. C’est l’énonciation qui fait exister cette nouvelle réalité.

    Austin appelle ces énoncés des énoncés performatifs, par opposition aux énoncés constatifs qui se contentent de décrire un état du monde.

    Cependant, la performativité n’est pas magique. Elle suppose plusieurs conditions :

    • une autorité légitime (le maire, le juge, le notaire) ;
    • un contexte reconnu ;
    • des règles sociales partagées ;
    • une audience qui comprend et accepte la signification de l’acte.

    La performativité apparaît donc dès l’origine comme une interaction entre langage, institution et reconnaissance collective.

    Searle : la construction de la réalité sociale

    Le philosophe américain John Searle reprend et approfondit les travaux d’Austin dans The Construction of Social Reality (1995).

    Pour Searle, les actes performatifs ne sont que la partie visible d’un phénomène beaucoup plus vaste : la construction des réalités sociales.

    Alors que les réalités physiques existent indépendamment de nous (les montagnes, les océans, les arbres), les réalités sociales reposent sur une reconnaissance collective.

    L’argent constitue un exemple classique.

    Un billet de banque n’a pratiquement aucune valeur matérielle intrinsèque. Pourtant il possède une valeur économique considérable parce que l’ensemble de la société reconnaît cette fonction.

    Il en va de même pour :

    • les frontières ;
    • les entreprises ;
    • les universités ;
    • les contrats ;
    • les diplômes ;
    • les fonctions professionnelles ;
    • les États.

    Toutes ces institutions existent parce que des individus acceptent collectivement de leur attribuer une signification et une fonction.

    Selon Searle, la formule fondamentale de la réalité sociale est :

    X compte comme Y dans un contexte C.

    Par exemple :

    • un morceau de papier compte comme de l’argent ;
    • une personne compte comme professeur ;
    • un bâtiment compte comme tribunal.

    La réalité sociale apparaît ainsi comme une immense construction performative soutenue par des croyances partagées.

    La performativité cesse alors d’être simplement linguistique. Elle devient un mécanisme fondamental de production du monde social.

    Butler : la performativité de l’identité

    La philosophe américaine Judith Butler opère un troisième déplacement majeur.

    Dans Gender Trouble (1990), traduit en français sous le titre Trouble dans le genre, elle applique la notion de performativité non plus aux institutions mais à l’identité elle-même.

    Son point de départ est radical : ce que nous appelons le genre ne constitue pas uniquement une donnée naturelle ou biologique.

    L’identité masculine ou féminine est également le produit d’une construction sociale continue.

    Pour Butler, nous ne sommes pas simplement hommes ou femmes : nous le devenons à travers des comportements répétés.

    Cette répétition passe notamment par :

    • les vêtements ;
    • les gestes ;
    • les attitudes corporelles ;
    • les manières de parler ;
    • les comportements sociaux ;
    • les interactions avec autrui.

    Un individu apprend progressivement à reproduire les comportements associés à une catégorie sociale donnée jusqu’à ce que ceux-ci paraissent naturels.

    La force de la théorie de Butler réside dans l’idée d’itération.

    Ce n’est pas un acte unique qui crée l’identité, mais la répétition permanente d’actes similaires.

    L’identité apparaît alors moins comme une essence que comme une performance continuellement rejouée.

    Le terme anglais perform est particulièrement éclairant puisqu’il signifie à la fois :

    • jouer un rôle ;
    • accomplir une action ;
    • réaliser une performance.

    Pour Butler, jouer un rôle social n’est pas simplement faire semblant. À force de répétition, ce rôle contribue à produire ce que nous sommes.

    Du langage à l’identité : trois niveaux de performativité

    L’évolution du concept peut ainsi être résumée comme une succession de trois élargissements :

    Auteur Objet étudié Ce qui est produit
    Austin Le langage Une action
    Searle Les institutions Une réalité sociale
    Butler L’identité Un sujet social

    Chez Austin, parler permet d’agir.

    Chez Searle, agir collectivement permet de construire des institutions.

    Chez Butler, répéter des pratiques sociales permet de construire une identité.

    Chaque étape élargit considérablement la portée du concept.

    Pourquoi cette généalogie est essentielle pour comprendre les marques

    C’est précisément ce parcours théorique qui permet à Raphaël Lellouche d’étendre la notion de performativité à la marque.

    Si les institutions existent parce qu’elles sont reconnues collectivement et si les identités se construisent à travers des performances répétées, alors les marques peuvent elles aussi être comprises comme des dispositifs de performation.

    Une marque n’est plus seulement :

    • un logo ;
    • un nom ;
    • un produit ;
    • une promesse.

    Elle devient une proposition identitaire.

    Les individus ne se contentent pas d’acheter une marque : ils adoptent des comportements, des codes, des pratiques, des gestes, des valeurs et des visions du monde associés à cette marque.

    Autrement dit, ils la performent.

    La consommation cesse alors d’être uniquement économique. Elle devient une activité culturelle et identitaire.

    C’est cette idée qui constitue le point de départ de la théorie performative de la marque développée par Raphaël Lellouche : les marques ne sont pas seulement consommées, elles sont vécues, incarnées et rejouées par ceux qui les adoptent.

  • Sémiologie des contenus de marques (brand content) : retour sur 4 ans de recherche

    En 2007 puis à nouveau en 2010 et 2011, nous avons effectué avec Raphaël Lellouche plusieurs séances d’analyse sémiologique consacrées au brand content. Des extraits de ces différentes travaux ont été diffusés progressivement sous forme d’articles sur le blog Brand content. Les points abordés sont notamment les suivants : le contenu de marque est un don, le brand content met fin à l’isolement splendide du produit, les marques sont des agents culturels à part entière, le rapport du brand content au temps et à l’espace, le rapport entre brand content et mécénat. Ces analyses ont permis de mettre à jour quelques stratégies culturelles de marques dont celle d’IKEA ou de Red Bull.

    A noter également les articles récemments publiés (à partir de travaux de 2007) sur les fondements des contenus de marque :

    – la conquête de la fonction éditoriale par les marques

    – l’appropriation des genres éditoriaux par les marques

    – la crédibilité éditoriale de la marque

    – les expériences culturelles autour des marques

    Cette valeur ajoutée sémiologique est certainement ce qui nous a le plus permis de décoller en termes de réflexion sur la question du brand content. Ces exemples illustrent l’idée que pour faire autorité dans un domaine, il faut disposer d’une hauteur de vue importante et que cette hauteur de vue peut être apportée par l’analyse sémiologique (surtout si on a la chance de travailler avec Raphaël Lellouche).

  • Analyses sémiologiques de la presse masculine : néomachisme et idéalisme néomasculin

    Entre 1990 et 2009, nous avons eu l’occasion chez QualiQuanti de faire de nombreuses analyses sémiologiques sur la presse masculine (Entrevue, Choc, Guts, M Magazine, Men’s Health, Maximal, FHM, GQ).

    Certains éléments de ces analyses viennent d’être publiés au sein de Womenology, le site consacré au marketing to women, dans le cadre de la rubrique « culture masculine« . En effet, pour bien comprendre les femmes il faut explorer par contraste la culture des hommes.

    Une première analyse sémiologique concerne M Magazine dont nous avons décodé le nom, le logo, le principe de couverture et le territoire notamment par comparaison avec Men’s Health. On pouvait déjà entrevoir qu’un magazine dont le principe serait la transposition d’un féminin pour les hommes était délicat.

    Une deuxième analyse concerne l’univers de la presse masculine en général qui est structuré autour d’une oscillation entre néomachisme et idéalisme néomasculin. Il importe de relativiser ce segment de presse modes/tendance qui n’a jamais véritablement décollé car les hommes lisent avant tout des magazines à centre d’intérêt. Quand aux magazines charme ou transgressifs, ils ont beaucoup souffert de l’arrivée d’internet.

  • Sémiologie : présentation méthodologique

    Voici une présentation réalisée au SEMO par Matthieu Guével en novembre 2009 sur l’analyse sémiologique avec Tiphaine de Raguenel (Lagardère Active)